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Comme beaucoup, je parle d'écologie, d'environnement, de sciences et de techniques mais dans un langage très simple pour ceux qui se posent des

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Ecologie 9 : la faim

       
Comme les autres animaux sauvages, les êtres humains ont longtemps vécu avec la peur et tenaillés par la faim. Il semble bien qu'il ait fallu attendre organisation et solidarité, dans la préhistoire, pour que les choses s'améliorent un peu. Au Moyen Âge, les famines décimaient encore les populations les plus pauvres, chez nous. Enfin, avec la percée de l'industrie la demande alimentaire croît lentement mais le fossé entre les plus riches et les plus pauvres s'élargit. Ce fossé se creusera, non seulement dans une population donnée mais, également, entre les nations où l'éventail va du niveau de vie très envié à l'indigence la plus extrême, les uns s'inquiétant de leur obésité, les autres de trouver le moindre morceau de pain à se mettre sous la dent.
        Actuellement, nous voyons des pays développés produire une pléthore de biens alimentaires d'origine agricole, obligés de se limiter afin d'éviter l'effondrement des cours alors que tout le monde ne mange pas à sa faim faute de moyens pécuniaires. Et une cohorte de pays pauvres, souvent ravagés par des guérillas, n'arrivent pas à lutter contre la mal-nutrition de la population. Là, l'agriculture ne dispose même pas d'eau, de cette eau que les gens souhaiteraient  plus abondante et...potable.
        Boire et se nourrir sont des besoins fondamentaux de tout être vivant et donc, a fortiori, des hommes. Il est choquant que le tiers de la population mondiale ne mange pas à sa faim alors qu'on reproche à nos agriculteurs de trop produire. Il est choquant que le quart des terriens n'ait que de l'eau très polluée à boire alors que nous n'avons aucun égard pour l'eau que nous gaspillons. Il est écoeurant d'entendre toujours le refrain :" je n'aime pas...". La situation est telle que des gens courageux et au grand coeur s'activent dans le cadre d'ONG avec des moyens limités alors qu'il y a tant à faire. En outre, il leur est difficile de s'attaquer à la racine du mal.
        A boire et à manger pour tous implique la paix en tout lieu. Cela suppose que les nations s'entendent bien et réalisent des travaux coûteux de mise en valeur. Pour résumer, on peut penser que la première condition est un changement des mentalités : penser un peu plus aux autres et un peu moins à soi.
        Voltaire avait, déjà, souligné le poids de l'opinion publique. La ligne précédente a été écrite en pensant à lui. Lorsque la prise de conscience est profonde et partagée, les choses se mettent en mouvement.
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