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Comme beaucoup, je parle d'écologie, d'environnement, de sciences et de techniques mais dans un langage très simple pour ceux qui se posent des

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Ecologie 3 : la vitesse de la lumière

        Pour quitter la Terre, on utilise des fusées ou des avions-fusées tels que la navette spatiale. Leurs moteurs fonctionnent encore mieux dans le vide de l'espace que dans l'atmosphère car les fusées emportent non seulement leur carburant mais également le comburant ( qui remplace l'oxygène de l'air, mais la consommation est plus que doublée ) et les gaz sont éjectés plus violemment dans le vide, d'où plus de puissance.Sans omettre de noter l'absence de freinage aérodynamique. La vitesse à atteindre équivaut à plus de 25 fois celle du son pour un satellite artificiel. Le lancement vers l'est depuis une base quasi équatoriale permet de bénéficier de 1,6 km/s de la rotation terrestre. Les engins destinés à s'éloigner de la terre utilisent, en outre, la vitesse de rotation de notre planète autour du Soleil, soit 30 km/s. Le trajet est une trajectoire balistique effectuée en chute libre, c'est à dire moteur arrêté. Par contre toute correction de trajectoire est très coûteuse en carburant. En effet, si les autres moyens de transport - y compris l'avion - s'appuient sur un support matériel en virage, ce qui permet de tourner en conservant sa vitesse, la fusée doit, dans le vide, prendre sa vitesse dans la nouvelle direction et perdre tout ou partie de la vitesse dans l'ancienne direction ( selon l'angle formé par les deux déplacements ) en utilisant ses moteurs. Le système solaire est assez connu pour éviter les grosses surprises et les calculs des trajectoires sont prévus et réfléchis. Plus loin les risques deviendront sérieux. Il faut citer, outre les manoeuvres très réduites, l'observation aléatoire de la zone à parcourir (moyens limités et vitesse laissant peu de temps pour manoeuvrer ) et effets des collisions proportionnels à l'énergie cinétique, c"est à dire au carré de la vitesse ( multiplier la vitesse par 100 c'est multiplier l'intensité du choc, avec le même objet par 10 000 ). La vitesse en territoire inexploré, c'est dangereux !
         En supposant découvrir une planète " habitable " à 50 années lumière de nous ( ce serait pas mal ) et d'être en mesure de mettre en oeuvre un gros vaisseau capable de croiser au dixième de la vitesse de la lumière (ce serait bien), le voyage durerait 500 ans, l'humanité serait à jamais ruinée et les exilés ne seraient  pas certains d"arriver à destination et encore moins de réussir leur adaptation. Et les autres ? Qu'en faisons-nous ?
         Les" prédateurs suprêmes" aspirant à dépasser la vitesse de la lumière dans le vide - 1 milliard de km/h tout de même ! - pour répandre le rêve terrien dans le cosmos tout entier, ne doutent de rien ! Leur bolide énorme et ayant coûté le PNB de mille planètes opulentes serait à la merci d'un vulgaire cailloux en divagation dans les espaces intersidéraux. Au cours de l'accélération, l'équipage verrait, sur les côtés les étoiles les plus proches filer lentement vers l'arrière. Derrière, la lueur des astres virerait au rouge, puis à l'infra-rouge puis ne parviendraient plus que des ondes radio et, enfin, plus rien, seulement un néant noir. Devant l'astronef, se serait plus gai avec les lumières qui passent au bleu, puis au violet et à l'ultra-violet pour, ensuite devenir des rayons X, des rayons gamma, des particules meurtrières et, pour finir, un mur de matière inébranlable. A cet interdit de  la physique quantique à de telles performances, s'ajoute celui de la relativité restreinte qui affirme que selon la célèbre équation E = MC2 l'énergie est pesante et un mobile en mouvement rapide est bourré d'énergie qui l'alourdit, le chauffe et rend toute nouvelle accélération plus difficile le contraignant à devenir infiniment lourd, à force d'être accéléré, avant même d'atteindre la fatidique vitesse de la lumière. Cet engin rapide comme une particule du grand collisionneur serait si chargé en énergie que sa température dépasserait celle atteinte dans le coeur d'une étoile. Il rayonnerait, peut-être, autant que l'univers tout entier.
         Avant de compter sur l'aide du ciel, le proverbe conseille de nous aider nous-mêmes. Pour  l'Humanité, le choix ne semble pas être celui de quitter sa maison négligée pour le château qu'elle aspire ou imagine, mais, sagement, de commencer à faire un peu de ménage en attendant l'avenir. Partir, peut-être un jour mais plus tard, beaucoup plus tard et en attendant faire comme si notre maison devait durer une très longue attente. Environnement, nourriture, eau, natalité,  croissance, santé, matière première, énergie, paix...il y a du travail.


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