Partager l'article ! Mes acouphènes: Depuis 22 ans, je suis victime d'acouphènes continuels aux deux oreilles ...
Depuis 22 ans, je suis victime d'acouphènes continuels aux deux oreilles, héritage probable des machines très bruyantes de ma jeunesse. Cette infirmité devant laquelle la Faculté est impuissante m'amène à quelques réflexions.
Sachant qu'il existe plusieurs sortes d'acouphènes je ne parle, ici, que des miens qui se traduisent par un bruit de fond -friture- qui donne l'impression que la tête va éclater. Ayant, depuis toujours, un petit défaut du rythme cardiaque, mes sifflements sont, parfois, interrompus l'espace d'une petite seconde et cela me permet une petite exploration malgré moi.
Ces acouphènes ne sont pas liés aux bruits extérieurs car ils ne varient pas au rythme de ces derniers, ils restent égaux à eux-mêmes pendant la journée et je ne pense donc pas que le mal réside là où on le cherche. Le bruit "ressemble" à la courbe d'un électro-encéphalogramme, c'est mon cerveau que "j'entends". Mais pas le bruit de la circulation sanguine, les acouphènes seraient saccadés. En réalité, j'entends l'activité électrique de mon cerveau qui, parfois, faiblit de façon fugace. Cet arrêt des acouphènes en même temps que celui de l'activité cérébrale semble vouloir dire que la transmission de l'influx nerveux oreille-cerveau est perturbée par le courant issu des neurones. Logiquement, il me semble que le nerf auditif doit être protégé par une gaine isolante justement pour éviter ce désagrément. Il suffit alors, d'un bruit trop intense pour que la gaine soit lésée par un courant excessif. La gaine se fissure puis, avec l'âge, se craquelle. Merci patron.
D'aucun se plaignent d'une intensité redoublée des acouphènes en cas d'insomnies
alors que ceux-ci sont, plus violents, déjà, au moment du réveil. Lors du sommeil paradoxal, le cerveau est au plus fort de son activité et il est alors normal, de mon point de vue, qu'un maximum
de courant parasite produise un maximum de gêne. Et le réveil survient à la fin des rêves laissant le malade effondré et en proie à un mal-être profond qui s'oppose au repos et même au désir de
se coucher. Beaucoup de victimes se plaignent-elles de cauchemars?
Peut-être pourrait-on pratiquer un examen électrique à la périphérie de l'oreille pour étudier cette zone. Peut-être pourrait-on intervenir sur cette gaine afin d'améliorer son isolant par un film ou un produit injecté. Peut-être pourrait-on canaliser les ondes cérébrales loin des oreilles par un champ magnétique, au moins la nuit. Évidemment, reste le cerveau !
Étant ignorant de la chose médicale, je ne donne pas de leçon et n'expose, ici, qu'un point de vue qui peut
avoir échappé à ceux qui ne peuvent se mettre que très difficilement à la place du malade ce dernier ne pouvant expliquer son mal dans le cas général. Si, pour des raisons particulières je peux
apporter des indices, je le fais volontiers ici car être victime d'acouphènes est plus qu'une petite gêne. Et puis,...ça rassure un peu de mieux connaître son sommeil.
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