Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 10:29
         Un peu fade pour certain, l'eau reste la meilleure boisson en France ; surtout celle du robinet. Et pourtant, la pollution des nappes phréatiques, qui sont nos " sources " favorites, est de plus en plus fréquente. A la pollution par l'agriculture et  l'industrie s'ajoute celle des particuliers. On pompe l'eau des nappes, on la salit quand on ne l'empoisonne pas, on la rejette dans les cours d'eau, après un traitement plus ou moins sommaire et, là, elle se mélange avec un peu d'eau  de pluie avant d'être pompée à nouveau d'une nappe Avec une pluviométrie en baisse lente mais continue, le cycle - on pourrait dire le cercle vicieux - se referme d'avantage. Chacun veut de l'eau, de la bonne eau et chacun assure que ce sont les autres qui la polluent.
        Et que dire des situations les plus aiguës qui émaillent la planète ! On peut prévoir, malheureusement, que la bataille de l'eau sera une guerre âpre, une guerre quasi mondiale : l'eau compte parmi les intérêts majeurs que défendent les nations et pour lesquels elles sont, selon leur richesse, décidées ou demandeuses de grands travaux. De plus, assez souvent ces travaux ont des conséquences opposées aux effets espérés. Au Bangladesh, immense delta fortement peuplé, les forages abreuvent, par dizaines de milliers, une population qui boit une eau de plus en plus salée. Dans les déserts chauds, on exploite des nappes vieilles de plus de cent siècles qui se renouvelleront à la ... prochaine ère glaciaire. La défense des intérêts, que représente l'eau, pourra devenir très aiguë à l'avenir.
        Avec les changements climatiques qui se produiront, on ne sait pas si les grands fleuves actuels resteront les immenses cours d'eau que nous connaissons. Il y aura, probablement plus de terres arides mais aussi des crues impressionnantes.  La disparition des grandes réserves d'eau dans les grands massifs glaciaires changera la pluviométrie et l'hydrologie des continents. Trouver de l'eau, c'est possible et on fait si peu. Pourtant, il y a tant à faire. Et, il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas que les aménagements. Les nations doivent se concerter avec celles qui bénéficient également de la présence du même cours d'eau, qu'elles se trouvent en amont ou en aval.
        Et que dire des océans toujours plus souillés par le pétrole ou les eaux usées des agglomérations ? Tous leurs habitants sont décimés par une pêche intensive alors que la condition des pêcheurs se détériore irrémédiablement. Ces mêmes pêcheurs qui rejettent mort le poisson invendable qui pourrait nourrir les variétés élevées pour notre consommation. Car si les herbivores d'élevage mangent de l'herbe, souvent les poissons consomment d'autres poissons.
        Disposer d'eau potable doit devenir un droit pour tous comme l'éducation ou la paix.
Par SUSINI - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 15:09

        L'humanité négocie, de façon scabreuse, un virage dangereux. Après la guerre froide et un monde des affaires inquiet, les dirigeants libéraux apprécient la liberté sans contrainte qui a suivi. Au lieu de programmer une mondialisation très lente permettant aux faibles de venir, une fois forts, jouer avec les grands frères, ce qui serait une très bonne évolution, on précipite les choses pour que les peuples riches -et non les nations- tombent au niveau des moins favorisés. Chacun voulant produire moins cher et vendre plus cher ; et qu'importe si les consommateurs n'ont plus que des dettes ! L'essentiel étant que les affaires marchent bien, merci ! Qu'importe les grincements de dents, c'est le prix à payer pour être plus riche ! Mais, à la réflexion, qui n'en ferait pas de même ? Mis à part les saints ou les héros, mais ceux-là on ne les reconnaît que lorsque tout va mal. L'avènement d'une société mondiale gagnée à la cause écologique peut  changer la donne. Dans le chapitre 7 " l'humanité en danger ", le risque d'une décadence est évoqué. Celui-ci aurait pour cause la grande difficulté qu'il y aura à trouver de l'énergie et des matières premières pour tout le monde. Et comme l'instinct, dans ce domaine est de se servir alors que la générosité n'est qu'une manifestation de l'intelligence, ce genre de combat existera tant qu'il y aura des hommes qui laisseront leur cortex de Sapiens dominé par leur centre reptilien. Il importe de prévenir plutôt que d'attendre. Si les foules de consommateurs ne peuvent plus consommer, seules les armes pourront encore être vendues. Sans intermédiaires et sans frais de publicité, ce sera les dernières bonnes affaires avant " le déluge ".
        Ne pas se préparer à des sociétés adultes, c'est à dire à des ensembles où des femmes et des hommes empreints d'une culture respectant les environnements quels qu'ils soient : les animaux, les plantes et les fleurs, les sites, l'eau douce ou salée, mais encore plus la vie des autres, non seulement physique mais également psychique et spirituelle, c'est ne pas être prêt lorsqu'arrivera une pénurie mondiale de tous les biens qui nous sont utiles. Les nations s'appauvriront et donc leur population. Les plus faibles opteront pour la dictature et cet état de décadence se généralisera dans une atmosphère de querelles interminables. Il est difficile d'imaginer une telle chose alors que nous sommes confortablement installés sur une courbe encore légèrement ascendante mais tout peut être remis en cause de façon très brutale ; il suffit d'une pénurie profonde de pétrole, par exemple, et la belle construction, déjà sapée, s'effondre.
        Et si le choix n'était plus entre une droite efficace et égoïste et une gauche généreuse et utopiste, mais entre bouger et ne rien faire ?
        Et c'est quoi bouger ? C'est abandonner les énergies fossiles qui polluent et qui s'épuisent, c'est économiser les matières premières du sous-sol qui deviendront rares, c'est se tourner vers les énergies renouvelables et non polluantes comme l'énergie solaire, c'est préférer les matière premières renouvelables et non polluantes comme le bois.
        Bouger, ce n'est pas voter de nouveaux impôts mais remplacer les prélèvements obsolètes et injustes par des taxes écologiques qui canalisent l'économie vers la seule planche de salut réaliste, c'est faire bouger les choses sans les casser parce qu'il faut qu'elles bougent du bon côté.
        On parle souvent de ses droits et quelquefois de ses devoirs. La conclusion sera un résumé de ceux-ci : tout homme ( et toute femme ) a le droit de disposer d'une planète confortable, droit à une eau pure, droit à se nourrir, droit à être soigné, droit à s'instruire, droit à la paix. Il n'a qu'un devoir : tout faire pour que chacun ait tous ces droits.

Par SUSINI - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 15:21

        ...c'est la mienne et elle n'est pas compliquée. Et comme je n'ai jamais été Superman, ce que je crois avoir compris, avec l'aide de beaucoup d'autres, tout le monde peut le comprendre et beaucoup peuvent m'en apprendre. C'est bien à un débat que j'appelle.
        En temps qu'être humain j'arrive à comprendre certaines choses, pas toujours facilement, mais avec ravissement parce que j'ai le sentiment d'avoir droit à un voyage durant une petite éternité au cours duquel je suis le grand-frère des animaux et des plantes. Nous sommes tous de la même famille et nous maltraitons les autres uniquement parce que nous nous croyons différents, uniques. Si je surmonte un égocentrisme dû, probablement à l'instinct de conservation et aussi celui de chasseur, j'ai l'impression de ne rien faire de plus que d'appartenir à cette Nature qui m'a doté d'un cerveau pas trop mal fait;  peut-être m'aime-t-elle bien ? Mais elle a agit indirectement en passant du minéral aux molécules complexes, des bactéries aux bêtes microscopiques, des reptiles aux oiseaux et des primates aux hommes. Ce résumé de 3,5 milliards d'années d'évolution, réduit à deux lignes squelettiques, c'est en fait le beau miracle de la vie qui a émerveillé tant de gens et qu'aujourd'hui on oublie, peut-être un peu trop de lire. Ce miracle plus beau que celui découvert lorsque je préparais ma communion, et que je ne comprenais pas, c'est finalement le même mais plus complexe, plus riche, plus étonnant et plus merveilleux. Et "pourquoi y a-t-il tout ça plutôt que rien du tout" ? Je n'en sais rien ; ce que je sais c'est que la science ne répond pas à ce genre de question - voir Cosmologie ci-dessous -, elle découvre des phénomènes que nous utilisons et il en existe tant que cela en est incroyable ; tout parait possible. On a l'impression que tout a été fait, au départ, pour que ça marche d'une façon très satisfaisante. Ce que je sais, enfin, c'est que les choses vont souvent dans un sens bien précis et ne reviennent pas en arrière, comme un progrès, comme un éphémère passage. Parfois les choses s'arrêtent comme si rien n'étaient indispensable. Cela semble dû à des forces négatives qui paraissent redouter le progrès. Ayant conscience d'appartenir à une société et même à une humanité, je remarque des forces qui essaient d'élever des civilisations entières alors que pour satisfaire un égocentrisme véritablement pathologique, des forces du mal rendent l'ascension, difficile, pénible, incertaine et menacent de faire écrouler tout l'édifice.
        La vie est un progrès sur la matière mais comme elle est instable elle doit se reproduire et, pour cela, elle doit se nourrir. C'est alors, pour les êtres vivants, l'obligation de lutter donc d'être performant, de s'adapter et d'évoluer, cette évolution qui est nécessaire et qui n'est permise que par le changement des individus. Je n'ai pas l'impression que le hasard soit très sélectif dans cette affaire, je pense que, chez les animaux, ce sont les femelles qui choisissent le partenaire le plus apte à les défendre, c'est à dire le plus fort, le plus malin, le plus séduisant. Cette évolution aboutit à la situation actuelle prévisible et normale. L'homme est devenu le super prédateur auquel rien ne résiste. Son caractère belliqueux est tel qu'il fomente des guerres insensées et suicidaires simplement animé par la haine de l'autre, son frère. Même les végétaux doivent produire des fleurs, des  fruits ou des graines qui attirent l'attention des papillons ou des écureuils. Ce ne peut être le hasard qui permet au rosier de se défendre en se dotant d'épines ou à l'oignon de contenir un acide qui repousse les ruminants. Ce n'est pas, non plus le hasard qui a expliqué aux papillons qu'avec des ailes ils pourraient voler ou indiquer les lois de l'aérodynamique aux oiseaux qui les appliquent si bien, mieux que les avions modernes. Le hasard permet à l'ignorant, qui s'ignore, de ne pas douter. La matière elle-même faite d'énergie a donné la vie, cette dernière a créé l'esprit et, au sommet de la pyramide les hommes qui se demandent où cela peut bien aller. Quelle sera la prochaine étape que nous ignorerons à jamais ? quelle faculté auront, un jour nos décendants? Nous ne savons pas très bien d'où nous venons et bien malin celui qui saura où nous allons. D'aucuns prétendent le savoir mais ils n'expriment, ce faisant,  que leurs fantasmes. D'autre part nier nos qualités et nos défauts, c'est un prétexte pour fuir nos responsabilités.
        Revenons à la haine de l'autre. Aucun ordre animal, d'après les chercheurs, n'est resté aussi groupé génétiquement que le genre humain. Les gènes qui caractérisent nos chromosomes sont ceux d'une famille unie où les différences sont mineures et toujours moins importantes que chez les autres mammifères, par exemple. Ces différences ne concernent que des détails dans l'apparence et jamais dans les caractéristiques psychiques qui font notre spécificité. Le racisme n'est qu'une maladie de l'esprit qui affecte des gens blessés. Il sert les intérêts de ceux qui veulent diviser pour régner en instituant des frontières ou des différences de langue ou de droit ; mais là c'est la haine qui est utilisée en faisant croire aux gens qu'ils ont raison et qu'ils font partie de la race des seigneurs. Pourtant chez le jeune enfant on ressent un sentiment de rejet des jeunes inconnus. Mais la particularité du cortex de notre cerveau, c'est la domination des instincts hérités du fond des âges par la raison et le sens commun. Toute notre connaissance n'est faite que de brides qui ne permettent jamais de conclure à des certitudes. Ceux qui sont formels en matière de raisonnement devraient se dire qu'ils n'ont même pas compris le peu qu'ont admis ceux qui doutent. Au cours de notre existence, nous voyons tomber nos certitudes les mieux enracinées, celles sur lesquelles nous avions posé les vérités éternelles.
        Les sciences révèlent des grandes lois qui ont l'air éternelles. Elles existent depuis que le monde est monde. Les lois de la création du monde sont en place, au moins, depuis l'instant où l'univers est apparu, issu du néant. Elles sont arrivées de façon instantanée à partir de rien du tout selon l'hypothèse du big bang. Si ce n'est pas de la sorcellerie, ça y ressemble. Il arrive, que l'on " oublie " de douter et pourtant une théorie scientifique n'est vrai que tant que l'on en a pas trouver une autre qui serrera le réel de plus près. Peut-on vraiment connaître ce réel ? Il ne semble pas. La Nature se cache mais, coquine, montre le bout de son nez pour qu'on reprenne le jeu. Et chaque fois de nouveaux horizons apparaissent. Dans l'infiniment petit, chaque particule est aussi une onde. Le photon est une vibration du vide de toute chose et, aussi un paquet de lumière, et pas une toute petite bille bien dure ; mais de quoi serait-elle faite cette bille ?. Et pour tout arranger, on ne peut  comprendre la nature sans l'outil mathématique. Ces maths qui ne sont pas une science mais le langage des dieux. Sans elles, pas grand chose ne pourrait être compris. C'est d'ailleurs un grand étonnement que de comprendre les choses, ces choses qui sont logiques. En définitive la Nature est non seulement belle, mais elle est intelligente et nous en faisons partie! Elle nous demanderait d'en être digne, de la mériter que cela ne m'étonnerait pas. Le mot respect est déplaisant car il suppose un rapport de force, disons accepter ce qui est acceptable le brut et parfois une perle. Ainsi la vie est sacrée, même celle des animaux peu sympathiques. Les opinions des autres sont honorables mais devraient, parfois, accepter la discussion sans risquer l'anathème. Que sont à côté de cela les différences d'éducation, de culture, de mentalité ? Nous sommes tous parents, les êtres vivants et les autres humains, en particulier, sont exactement comme nous. Si nous nous aimons nous devons les aimer. Pourquoi vouloir ressusciter les mammouths et exterminer les tigres ou les éléphants ? Mon image de la chose : nous sommes une brève étincelle de lucidité au milieu d'un océan d'intelligence. L' univers et son contenu naissent et meurent. La création entière est éphémère. Les forces obscures qui ne se montrent jamais qui sont-elles ? Je ne les connais pas, et je ne les connaîtrai jamais et pourtant, j'aurais aimé comprendre. Cela s'appelle le regret d'une vie.
        Quand on réfléchit à l'histoire de l'astronomie on est frappé par l'évolution de la pensée. Dans l'antiquité les religions toutes puissantes enseignaient  que tout sur terre était imparfait contrairement aux cieux réservés aux dieux. L'homme était condamné, aux deux sens du terme, à la misère, la maladie, la mort et à rester en bas. Un nombre impressionnant d'expressions populaires parlent de monter ou de haut alors que d'autres évoquent la bassesse ou la descente. Les humains étaient rivés à " ce bas monde", à " cette vallée de larmes". Dans sa prison chacun devait  subir la dure condition et l'autorité du puissant. Avec la renaissance les savants puis les Lumières, libèrent l'homme de ses chaînes, l'univers tout entier s'ouvrait à lui. Hélas le big bang referma à clé la porte du spacieux appartement. Issu du néant et destiné à mourir notre univers ne permet plus l'éternité et toujours ou jamais perdent leur sens. Même la rapide expansion des astres lointains ou la vitesse de la lumière, tout limite les ambitions de l'humanité. L'Ulysse supraluminique ne retrouvera pas sa galaxie noyée dans le tourbillon de la mouvance, quand il reviendra. Certes c'est très grand, et même encore plus grand que ça, mais déjà certains se désolent ; pas assez vite, pas assez longtemps. Décidément, le matérialisme n'est pas une position facile !
        Que pouvons-nous faire ? Tout d'abord on peut comprendre qu'il y a une morale naturelle, celle du monde qui avance et qui, en définitive, n'est pas très différente de celle de naguère que beaucoup regrettent. L'avancée de la liberté a tout balayé sur son passage et des choses doivent être reconstruites ou complétées.
        Et puis, il y a un nouveau comportement responsable. Il y a, aussi, des possibilités nouvelles ; par exemple, lors de la dernière glaciation, il y a environ dix millénaires, le Sahara était une luxuriante forêt tropicale car, probablement, l'immensité de la calotte polaire avait rejeté la météo tempérée vers celle de la zone intertropicale. En régressant les calottes polaires sont, alors, responsables de déserts qui occupent 30 % des sols, qui s'étendent sans cesse, et qui s'étendront encore et cela tant que ces calottes polaires diminueront. Ces régions chaudes et arides sont celles qui seront les plus aptes à utiliser l'énergie solaire. Elles pourront même en exporter. Un vaste réseau de gazoducs pourrait partir de champs de capteurs et de centrales thermiques installés en bordure de mer et distribuer l'hydrogène dans toutes les parties du monde. Ce serait un vaste chantier qui coûterait, peut-être, moins cher que les guerres du XX° siècles et donnerait, à l'arrivée un combustible abondant et non polluant donc de l'énergie et de l'eau pure pour tous. Et avec l'eau on peut avoir le bois, une matière première recyclable et noble créée en plein désert. On peut avoir, aussi, de la viande, des fruits et des légumes. De quoi satisfaire les besoins, parmi les plus impérieux avec, naturellement, la paix. Le schéma est simple :
        Grâce au soleil, l'eau de mer est dessalée, une grosse partie du sel est rejeté loin au large. Utilisant la même source solaire, des centrales thermiques produisent d'importantes quantités d'hydrogène par électrolyse de l'eau dessalée. L'oxygène est rejeté dans l'atmosphère en veillant à éviter son accumulation et l'hydrogène est envoyé pour utilisation par gazoduc. Là, le gaz est stocké ou distribué aux consommateurs : Une partie est utilisée par l'industrie, une autre par des centrales thermiques qui produiront l'électricité pour les besoins locaux. La vapeur d'eau refroidie permettra d'obtenir de l'eau pure en sous-produit. Cette eau alimentera un réseau de distribution. Les particuliers disposeront de l'énergie électrique et de gaz  comprimé comme carburant pour les piles à combustible. Et tout ceci pourra se faire avec de l'énergie entièrement renouvelable et sans pollution. Non seulement l'humanité vivra autrement mais il sera possible de mettre en valeur les régions les plus déshéritées.
        Voici un exemple précis : l'activité spatiale demande des lanceurs puissants, actuellement ce sont des fusées. Un lanceur à trois étages pourrait être vu comme un premier étage doté de puissants turboréacteurs hydrogène + air et pilotage automatique pour retour au sol, un deuxième étage à statoréacteurs hydrogène + air et, également, retour automatique. Ces deux engins dotés d'ailes, plus légers parce que n'emportant pas d'oxygène et parce qu'un décollage avion est moins coûteux qu'un départ à la verticale seraient moins gros, moins puissants et moins coûteux que des fusées. Enfin, un troisième étage fusée. Le même carburant pour l'ensemble sans pollution serait déjà un critère écologique mais les grosses fusées sont plus difficiles à sécuriser que les avions, cela serait intéressant pour l'équipage et les sommes en jeu, sans parler de la récupération des deux étages. Et puis, il y aurait, probablement des candidats parmi les constructeurs pour concevoir de très gros porteurs qui préfigureront les transports de plus tard.
        Un tel changement des structures sera difficile, mais possible, pour les pays riches. Pourtant il ne faudra pas que ce soit leur apanage. Il sera nécessaire d'aider les nations faibles pour atteindre tous à la fois un niveau correct dans les changements écologiques et les niveaux de vie.Ce sera la seule façon d'obtenir des sociétés animées de réels soucis de protection de la nature et de limitation du gaspillage. Encore faudra-t-il que leurs dirigeants soient animés d'intentions vraiment démocratiques. Là, les difficultés seront énormes et c'est pourtant la seule façon de régler les problèmes d'exode. Quitter son pays est un déchirement qui ne se justifie que pour fuir la répression ou la misère. La sur-natalité est, également liée à la pauvreté extrême des populations. Enfin, les injustices criardes et les minorités extrémistes sont souvent la cause de mouvements de foule ou même de guerres. L'aspiration à la paix est indissociable de la sensibilité écologique.
        Diriger une économie, ce n'est pas lui imposer n'importe quoi et s'étonner ensuite du gâchis. C'est, au contraire de réfléchir sur tous les points de vue, de calculer largement les délais accordés à chacun des acteurs même les plus secondaires. Par exemple lorsque nous citons le passage du pétrole et du charbon à l'hydrogène, l'industrie doit être avisée des années à l'avance de la mise en place de taxes de dissuasion, de leur évolution et cela doit être accepté et admis comme réaliste par les intéressés. Les secteurs économiques sont les créateurs de richesses ce qui veut dire que des entreprises s'appauvrissant sont les cellules d'un pays courant à sa ruine. Sinon, à quoi bon des dirigeants politiques si les choses vont à la dérive. Et cela, dans le cadre de la mondialisation, Cela doit se faire dans tous les centres économiques. Il suffit que le désastre se fasse sentir - grave pénurie de pétrole, énergie très chère - pour que les consommateurs, les citoyens et les électeurs acceptent le changement. A condition, bien sûr, que chacun soit bien renseigné et décide en son âme et conscience.Tout à l'heure l'écologie demandait la paix, maintenant elle exige la démocratie.
        Les taxes préconisées sont des prélèvements ayant pour but de dissuader les acteurs à alimenter la pollution ou le CO2 et ceux consommant les matières premières non renouvelables. Ces taxes doivent être débattues comme dit plus haut et ne doivent, en aucun cas constituer un impôt supplémentaire. Elles viennent en remplacement des impôts actuels, euro pour euro, qui diminuent alors. Le plus raisonnable semble être une TVA, à laquelle personne n'échappe avec un taux très bas pour les produits de première nécessité, un taux normal pour le reste et des taux très élevés pour ce que l'on veut voir disparaître. Cette dernière catégorie serait régulièrement réajustée dans les conditions exposées plus haut avec pour conséquence de diminuer les impôts anciens. Ainsi, les matières premières nouvelles seraient préservées et les matières renouvelables seraient taxées mais faiblement car le gaspillage ne serait plus de mise. Même chose pour les formes d'énergie. Les procédés de fabrication recherchant l'économie de main d'oeuvre serait taxés face à ceux favorables à une économie de matière première, à une diminution de la pollution ou une économie d'énergie. Pour terminer ce chapitre, l'utilisation de l'argent des autres doit exiger la même rigueur que le sien propre et cela est valable pour ceux qui décident des dépenses, même les décideurs privés. Les impôts diminuent la création des richesses et de bien être des populations mais l'aide sociale devrait voir son intégrité garantie. Les sommes indument amassées diminuent, également, cette création.


            A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE    A  SUIVRE

Par SUSINI - Publié dans : Philosophie - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 20:51

        Souvent les incendies de nuit provoquent de nombreux décès. Ils concernent des immeubles relativement anciens à 1, 2 ou 3 étages sans ascenseur et n'ayant comme issue que la seule cage d'escalier. Le feu se propageant par l'escalier qui agit par effet de cheminée, la seule évacuation possible consiste à se sauver par les fenêtres dès que la fumée devient la plus forte. Lorsque les secours sont appelés tardivement, comme souvent dans ce cas à cause de la rareté des témoins, ce comportement est extrêmement dangereux.
         L'idée exposée ci-dessous, et qui ne peut être approfondie que par les combattants du feu est simple :
Dans chaque appartement, à améliorer dans ce domaine de la sécurité, il serait facile et peu coûteux d'installer une échelle de secours. Celle-ci fabriquée en câble d'acier souple serait fixée enroulée, de façon très solide, au mur intérieur à côté ou sous la fenêtre logiquement choisie pour l'évacuation en veillant à ce que les diverses échelles déployées ne se gênent pas mutuellement. Elles seraient conservées enroulées dans des sacs étanches à l'abri de l'oxydation et disposées dans des coffrets muraux plombés ; l'occupant des lieux étant responsable de leur intégrité. Une mise en garde limiterait le poids admissible à deux adultes, par exemple.

Par SUSINI - Publié dans : Réfexions - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 14:30

        Les incendies de forêt sont les plus étendus des feux et concernent, parfois, plusieurs milliers d'hectares. Selon l'intensité du vent, ils peuvent se révéler d'une rare violence. L'urbanisation qui s'infiltre dans la forêt n'arrange pas les choses.
         Sa flore détruite de façon répétée, le sol est mis à nu et exposé à l'érosion : l'humus est emporté par le ruissellement des eaux, alors qu'il ne se reconstitue que très lentement. La faune, déjà privée d'une partie de son habitat, paie un lourd tribut à cette calamité mais, surtout, les êtres humains sont les victimes les plus malmenées et vivent un véritable drame.
         La guerre du feu prend ici le visage d'une guerre aérienne. Tous, nous connaissons la ronde des bombardiers d'eau et l'habileté de leurs pilotes. Lorsque le vent se déchaîne, surtout si le relief est escarpé, ou la nuit, autant de conditions durant lesquelles il faut savoir interrompre le combat et remettre à plus tard le face à face avec le feu qui ignore la trêve.
Les armes des pompiers ne sont pas pléthore, Cette note en propose une nouvelle.
         L'eau, additionnée d'un produit retardant, reste le meilleur ennemi du feu de bois. L'envoyer depuis un avion ou un camion, c'est bien mais insuffisant ( surtout le camion ). En effet, rendu sur place le camion ne peut, bien souvent, qu'utiliser quelques m3 d'eau puis repartir par des chemins difficiles afin de se ravitailler. Ce moyen d'action n'est pas méprisable ; il arrive, même, qu'il soit employé seul.
         Dans les zones partiellement urbanisées, ou en lisière d'agglomération, les dégâts et les drames sont considérables et c'est là que les incendies sont les plus meurtriers et les plus destructeurs de richesses.

          En de tels lieux, un quadrillage de grosses citernes enterrées, ou un réseau de bornes d'incendie serait réservé à des camions spécialisés. Chaque camion spécialisé serait posté de manière à être alimenté en eau soit sous pression, soit en utilisant sa pompe et cela, ou bien directement, ou bien par l'intermédiaire d'une conduite en toile. Ainsi, l'eau serait disponible sans interruption.
        Sur la plate-forme du camion, le dispositif d'utilisation des lances d'incendie serait le suivant :
- Une pompe mettrait en pression l'eau à destination des lances, éventuellement après l'avoir aspirée ( voir plus haut ).
- Un compresseur produirait une pression d'air, cet air comprimé, envoyé par conduite souple, étant utilisé par les lances.
- Un générateur électrique produirait le courant pour les servitudes, commandes, contrôle vidéo, etc.
- Un poste de pilotage.
        Pouvant évoluer à plusieurs dizaines de mètres de leur camion, les lances seraient actionnées de la façon suivante:
- Une conduite souple d'eau.
- Une conduite souple d'air comprimé. Cet air servirait à déplacer ou à maintenir en position de combat chaque lance, et cela dans les trois dimensions. Cela s'effectuerait grâce à un petit engin allant se poster au devant du feux, avec la lance et dont serait doté le camion. Il s'agirait d'un système mécanique constitué d'un rotor tournant fou sur son axe. Les deux pales, d'une seule pièce seraient creuses pour permettre l'expulsion de l'air comprimé en leur extrémité et obtenir une rotation par réaction. La variation du débit d'air ferait varier l'altitude. La possibilité d'oscillation du plan de rotation du rotor permettrait les déplacements horizontaux. Une sortie d'air modulable, à l'arrière, servirait à compenser la réaction du jet d'eau. Tout cela commandé à distance. Sans moteur, sans carburant, sans pas variable, sans hélice anti-couple et, surtout, sans équipage ni cabine, cet " hélicoptère " modèle réduit et super rustique, donc peu coûteux, serait commandé depuis son camion par télécommande et vidéo. Le servant étant en sécurité et aucune vie ne dépendant de la machine, - sauf secours in extremis, conduite d'eau vidangée - un troisième avantage apparaît, la lutte peut être continue.
        Le nombre de lances par camion, le rayon d'action de la lance autour du camion et la tenue du système au vent, sont à déterminer. Si quelqu'un veut bien réfléchir à cette proposition.


Par SUSINI - Publié dans : Réfexions - Communauté : écologie nature et histoire
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